Elle, c'est ce petit bout de femme, cette belle et grande jeune femme. Elle, c'est cette certaine douceur, c'est cette petite musique qui te fait chavirer, qui t'aide et qui sera toujours là pour t'épauler. Elle, c'est ce genre de personne qui m'est indispensable. J'ai besoin d' Elle chaque heure de chaque jour. Car c'est Elle la meilleure, c'est Elle qui me redonne bien souvent le droit chemin et puis c'est Elle et personne d'autre. Depuis quelques mois, c'est Elle qui m'offre le sourire du matin, l'envie de continuer, le courage de tout affronter, la confiance en moi et l'apaisement de ma journée.
Mais on a parlé. Déjà quand on commence à parler c'est pas bon, déjà dès qu'on commence à douter tout fait peur. Déjà quand elle t'écris "J'espère que notre amitié n'est pas en danger", tu sens ton c½ur qui se presse et tes larmes qui ne peuvent s'empêcher de couler.
Il me fallait lui dire que j'étais blessée. Il me fallait lui dire que sa n'allait plus comme avant. Je ne peux rien garder pour moi. Je finis toujours par dire aux gens ce que je ressens à un moment ou un autre. Il y a une chose que je n'ai pas dit, que je ne t'ai pas dit et maintenant que c'est trop tard je le regrette tellement. Mais je ne voulais pas prendre ce risque avec Elle. Je devais lui dire que sa n'allait plus comme avant. J'étais comme poussée à la parole, pensant bien faire, pensant qu'on pourrait se comprendre.
Elle ne me comprend pas. Je croyais qu' Elle m'avait comprise, je croyais qu' Elle m'avait cernée. Mais non. Elle ne vois que cet extérieur minablement souriant, cet extérieur débilement joyeux et enthousiasme. Cet extérieur narcissique, orgueilleux, prétentieux, "populaire". Cette foutue carapace qu'il faut s'infliger pour ne pas être jugée. Mais je croyais qu' Elle l'avait brisée, je croyait, qu' Elle avait tout compris. Je pensais même que l'on se ressemblais. Mais non. Nous sommes peut être trop différente.
Mais je ne suis plus grand chose sans Elle. J'ai besoin d'elle pour me sentir bien, pour grandir dans ses yeux, me reposer dans ses bras et me confier à son c½ur. J'ai besoin d'elle pour garder le courage de tout affronter. Elle fait désormais partie de moi, de ma vie et j'ai besoin de tout ce qu' Elle est. Car sans elle tout ce que j'ai bâtit n'a plus autant de valeur. Elle est l'amie qu'il me faut, la confidente parfaite, Elle est le sourire généreux et ambitieux qui me motive.
Mais comment est il possible de souffrir à ce point ? Comment puis-je en arriver là en ce moment ? Pourquoi tout me tombe dessus d'un coup ? Pourquoi la vie ne me laisse elle pas au moins un moment, un court instant de répit, un instant de tranquillité ?
Perdue entre le rêve, la réalité, la souffrance et le bonheur, je ne voie plus que floue dans cet univers si sombre, j'essaie en vain de creuser pour approcher la lumière, creuser, me faufiler pour entrer dans un monde ou la lumière la paix et l'amour sont de la partie. Et même si la partie à déjà commencée, je jure de pouvoir m'y insérer.
Je jure d'y trouver ma place dans ce paradis ou tes yeux ne seront plus un supplice, où ce baiser finira par lâcher mes rêves, où Elle me reviendra enfin, où ceux que j'aime seront fier de ce que je deviens, où il m'aimera chaque jour un peu plus, où chacun me reconnaitra enfin pour ce que je suis, où je pourrais écrire sans m'auto-censurer pour ne pas blesser. Où le ciel sera rose, rose d'amour, de douceur et où ce même ciel ne me prédira qu'un horizon sans nuages et sans questionnement si futiles et puérils.
Je suis désolé, j'ai besoin d'écrire, j'ai besoin de me confier, j'ai besoin de dire ce que je ressend, je suis désolé d'être ce que ej suis, je suis désolé de ne pas vous plaire, la seule chose dont je suis fière c'est de m'assumer désormais et d'en payer le prix seule. Je ne me refermerais plus jamais comme je l'ai déjà fait, je ne serais plus comme j'ai été.
Je ne suis plus une enfant.
Je ne joue plus à la poupée et ne rêve plus du prince charmant. Je fait encore beaucoup de fautes d'orthographes mais j'écris bien mieux qu'une enfant. Je ne crois plus à la sagesse des parents et à la maturité des drogués. Je fais encore de nombreuses stupidités, mais elles me permettent d'avancer chaque jour un peu plus loin, un peu plus vite. J'aime pleurer. J'ai besoin de beaucoup pleurer pour évacuer. J'aime pleurer. Mais je pleure seule en général pour ne pas briser mon "image". Je continue à prendre tout au premier degré et à subir les critiques de certains. Mais une fois devant eux, je ne montre plus rien, je ne suis plus que sourire béat et petite fille innocente. Je fais mine de ne pas comprendre, de ne rien assumer.
Sachez que je ne laisse rien au hasard et chacune de mes paroles, chacun de mes gestes et tout mes sourires sont là pour quelque chose. Sont là à cause de quelque chose, sont là depuis quelque chose.
Elle devait savoir tout çà. Elle devrait le savoir !
Maintenant Elle le sera, tout le monde aussi, et je m'en fou.